18 août 2018

Dire « allez, fais pas ton pédé » à son collègue de travail, qui est… pédé.

Khabib Nurmagomedov a annihilé chacun de ses 26 adversaires, sans jamais perdre. Mais Conor McGregor est un surhomme mystique d'un autre calibre. Rien n'arrêtera l'Irlandais, qui revient sur la scène comme Jesus Christ : il a tout à perdre, mais il va quand même poser son héritage sur la table aux yeux des Hommes. Ľéternel underdog. Profond respect pour les 2. Si Khabib domine en lutte, Conor a développé un meilleur cardio avec les épreuves. Il a un striking mythologique. Chaque round commence debout.

6 août 2018

Sauvez-vous de cet enfer qui s'appelle les jeux vidéos. Cette merde a été conçue pour vous voler votre âme. J'ai gaspillé tant d'années de ma jeunesse sur cette daube fade en émotions, par la faute d'une mère incompétente ayant vu ça comme une nounou facile, gratuite et illimitée et d'un père démissionnaire.

Savez-vous ce que vous pouvez faire ? Prendre la meilleure revanche sur la vie en étant heureux. La recette paraît négligeablement simple dans les mots : en réalité, c'est s'y tenir avec constance qui est difficile. Il faut développer son autodiscipline. Faites trois sports d'affilée. Soyez à l'heure. Internet contient tous les livres de développement personnel dont vous avez besoin. Ils sont payants. Entre nous, il est plus utile de dépenser son argent pour améliorer son comportement que pour rassasier des besoins immédiats, qui disparaissent. Lire un livre sur l'art de la conversation, sur comment devenir riche, sur le développement du corps humain, sur la vie spirituelle ou sur la séduction vous facilite la vie à long terme là où acheter des pâtes et du champagne ne font rien.

Toutes les clés de la réusssite sont trouvable facilement sur la toile. Il y a une opportunité sans précédent historique pour faire de vous la meilleure version de vous-même, mais la plupart des hommes, comme de bonnes larves, préfèreront la prendre à la légère toute leur vie. Aux volontaires, la gloire est d'autant plus facile que la concurrence est faible.

J'ai rencontré une dame âgée, anglaise, en résidence secondaire à Nice qui va danser le tango argentin deux fois par semaine avec moi. J'ai sympathisé avec elle au cinéma, pendant que je travaillais. J'en ressortirai dieu de la danse. Bougez-vous le cul !

27 juil. 2018

Le martyre de Jacques Hamel a reconnecté ma génération au christianisme. Par sa gloire, devenue phénomène de société, les conservateurs prédisposés ont compris qu'il s'agit encore d'une réalité vibrante. J'ai tourné le négatif en positif. Le dimanche, j'allais à l'église du centre-ville où je deviendrai accueillant.

5 juil. 2018

Travail d'équipe


Le travail de groupe, c'est à chier. L'école actuelle met ça sur un piédestal. D'abord, on rend médiocre l'individu, on castre sa créativité – puis, on agglutine ce qu'il reste de ces êtres humains (des larves) ensemble. Ca donne l'impression qu'on réalise une œuvre utile.

Les grands succès, œuvres et avancées de l'humanité, on les doit presque toutes au travail d'individus isolés, de loups solitaires, de génies acharnés. Pasteur, quand il met au point un vaccin contre la rage, le pense et le teste seul. Un entrepreneur, quand il crée, il évite les tables rondes à rallonge. Expliquer son concept avant-gardiste, le vulgariser pour être compris par les autres, et avoir besoin de leur acceptation pour lancer toute démarche, cela détruit l'invention. D'autant plus que ce n'est pas possible quand la création est suffisamment complexe. Essayez d'expliquer Jésus Christ. Essayez d'expliquer les plans du pauvre pédé dans Imitation Game créant une machine à décrypter les messages nazis. Notre salut est dû à ces choses trop complexes pour être dites.

22 nov. 2017

Il est évident que plusieurs cultes de Dieu existent, puisque Dieu, c'est le nom que l'on met à notre idéal de grâce, de justice et de bonté absolue. Dans le monde, il y a différentes représentations de ça. L'argument athée est faux. Tout monothéïste a ce point de convergence.

15 sept. 2017

J'ai rêvé que Stevie Wonder était dans la salle. Qu'il rigolait avec moi. Qu'on chantait ensemble. Qu'il jouait de l'harmonica spécialement pour nous, comité intimiste. Que ses tresses se balançaient avec ses hochements de tête. Qu'il avait le sourire aux lèvres, les dents blanches, la face tournée vers le soleil. Que son corps épais, âgé, avait une énergie mystique qui touchait unanimement les gens comme un arbre de vie, qui maintenait l'humilité. Qu'il était, en somme, parfait.

Au tournant du couloir, mes yeux secoués voyaient les portes de l'ascenseur se fermer avec lui. Il partait en direction de la sortie. Épris par le blues, par le remord que je n'aurais pas profité de lui jusqu'aux dernières secondes de son trajet, je me mis à chanter devant les portes fermées de l'ascenseur. Deux étages plus bas, il entendait. Avec son timbre de voix chaud, tropical, il se mettait à chanter à l'unisson, les mêmes paroles en parallèle.

23 août 2017

Assis devant la piste de danse à ciel ouvert. Caché sous les arbres. Il fait nuit. J'essaye de lire un roman. Distrait par deux enfants – frère et sœur –, qui s'écrabouillent en tango mortel. J'en veux deux.

La serveuse possède un fessier somptueux. Un corps frais, bien galbé comme une grenouille, chair tendre, formes généreuses qui se devinent à la lumière dure des spotlights. Cerise sur le gâteau : elle porte la queue de cheval.

Quelle ambiance ! Quel charme. Un esprit mille neuf cent :  des arbres en rangée, une architecture droite en marbre. Une pointe, heureusement soft, d'art nouveau, comme une émincée de cannelle sur une escalope de dinde assaisonnée. Il y a tant de beauté dans l'ordre. La rondeur est quant à elle délicieuse lorsqu'elle n'a rien à voir avec l'athéïsme.

Nous sommes ici, seuls au monde, au milieu du parc de la Pépinière de Nancy. Que du vert autour de nous. La ville semble muette. C'est sur ce terrain de sable ocre qu'en octobre dernier, je vivais, rembourré, un concert de jazz divin : Gregory Porter associé à Cory Henry en première partie. Adeptes de funk catholique. L'extase d'une improvisation juste quoi que titubante. Le jazz à l'état pur, dans son délire, dans sa sérénité. Mon signe de croix devant Porter, le regard inondé d'angélisme, m'attirait la paix.

Cette nuit, j'ai fait fais mon signe de croix des dizaines et des dizaines et des dizaines et des dizaines de fois, priant pour chaque enfant, chaque homme, chaque femme contribuant à cette exhibition princière de beauté charnelle. Leurs pieds en symbiose arrivant à comprendre ceux de leur partenaire, leur corps en aimantation totale, qui s'élancent et qui s'attirent comme les cordes d'un ring.

Les experts écrivent des partitions d'anthologie, qui comme la majorité de l'oeuvre d'un big band des années tentre, partira sans enregistrement dans la grâce du vent. Oh mon Dieu... Que vois-je ? Au loin, un couple danse impeccablement le slow. La demoiselle, escarpins aux pieds, robe décolletée blanche, se hisse sur la pointe des pieds. Elle s'abandonne, statique, poids en avant contre le torse de son mari. Il tourne en cercle autour d'elle. Il est comme une planète autour du soleil. L'axe de rotation emporte la femme. Si la beauté se consomme, celle-ci se respecte. Et on se fait tout petit devant.

De quoi parlait le livre ? Ah, oui. L'enfant et la rivière, d'Henri Bosco. Ce livre et ce paysage partagent la même simplicité. Ils ont ce même air rustique de vieille France. Le vent y flotte. L'aventure nous appelle comme un frétillant interdit.

3 août 2017


Louis Émile Adan

11 juil. 2017


Des signes de croix, seul dans un couloir, me sont réprimandés tandis que leurs blagues pipi caca ouvertes à toute la polyclinique font lien social. Ignorant la beauté, ils se permettent le commérage. Le bruit court que je suis bizarre.

Quand le sacré battait le profane en terme de réputation, les lieux sataniques comme l'hopital où je travaille en tant que brancardier cet été, avec son climat soviétique et ces collègues inutilement hargneux, étaient couverts de honte. À cette époque, le roi imagéïfiait la foi publiquement. La foi ne se tamisait pas ou peu. Elle ne se diminuait pas au substantif protocolaire de "culte". On ne la reléguait pas à ses "lieux de culte" attitrés bien en marge des lieux de vie courants. L'Homme n'osait d'ailleurs guère employer un langage bureaucratique asphyxiant le monde de la spiritualité qui naturellement l'incombe.

L'homme était capable de rendre un petit hommage à Dieu, par un signe de croix discret au détour d'un couloir dépeuplé, en passant à côté d'une baie vitrée bélvédère, entre deux courses. Sauf que là, une chipie m'épie et diffuse l'information qui bouille dans mon dos dans tous les blocs jusqu'à me revenir sous forme de réflexion le soir. Séparer les sphères, qu'ils veulent.

La laïcité a été inventée par l'Église.

La laïcité fait de quiconque le porte-étendard de l'Église dans la société civile, en lui donnant un statut et une responsabilité au sein de l'Église. Séparer les deux sphères sous prétexte de laïcité est donc absurde, et comme l'appuient. Charles de Foucault ainsi que Jésus, qui est un laïc, le laïc convertit l'autre par son étincelle inadvertante au fil d'un repas, d'un commerce d'épices, de son activité professionnelle ou extraprofessionnelle.

C'est moins au nom de la laïcité que de la mort qu'ils essayent de cadenasser les âmes en compartiments : là-bas, pouvoir penser à Dieu; ici, ne plus y penser, ou alors penser à le proscrire 😉. Depuis que le gauchisme, et mai soixante-huit, infantilisent et agitent tous les bocaux, la laïcité, transformée en laïcisme, est un prétexte politique pour déspiritualiser le monde.  C'est parce que la démocratie est dominée par des boucs que faire un signe de croix devient si mal vu, autant en public qu'en privé, ça n'a pas d'importance. Que Dieu réinitialise la Terre. Que sa Création, salie par des siècles de politique satanique, finisse purifiée.

2 juil. 2017

Ô ma roseraie
Je te trucmucherai
Élaguerai tes épines
Et je t'embrasserai

Tes seins doux
Que voici pointer,
Je les trucmucherai
Alvéoles du plaisir

Que je rêve de saisir
Tes yeux bleu navire
Qui font battre les ailes
Et perdre ligne de mire

Ô mon ange,
Ton âme,
Le chant d'une mésange
Madame

Ouvre-moi la porte et peu m'importent,
Le temps, les peurs, les erreurs
Le plaisir est à nous
Je t'embrasserai jusque dans le cou